Je viens de finir de regarder la liste de Schindler. Quel magnifique film dont on ne se lasse pas de voir et de revoir. Ce personnage, complexe mais en même temps magnifique, nous apprend que l'on peut s'améliorer. Que l'on peut distinguer l'essentiel du bien, voir à travers le brouillard et avancer. Bref, nous redonne espoir sur nous même.

Mais n'est-ce pas aussi ce que j'ai vécu hier ? Ecouter ces jeunes venir remercier Lilian Thuram, Daniel Wancier, Garance Reus-Deelder pour être venu à leur rencontre, et remercier notre maire pour avoir soutenu ce projet. Et tous ces Vitrollais, reconnaissant envers ces 13 bénévoles qui veulent transmettre ces valeurs de tolérances, de respect de l'humain. Et, sans fausse modestie, je suis fier de participer à ce projet et de l'avoir initié. Mais je n'ai apporté que ma contribution comme chacun à apporté la sienne. Et si j'ai tenu le micro, j'aurai préféré le passer à tous, chacun à leur tour. Dans une mécanisme, est-ce la piece la plus grosse, celle que l'on voit de loin, la plus importante ? Et non pas la courroie, si difficile à dupliquer mais qui donne du liant à l'ensemble ? Qui peut dire cela ? Non, toutes les pieces sont essentielles. La plus grosse comme la plus fine comme la plus épaisse comme celle dans l'ombre. 

L'essentiel n'est il pas alors d'être aussi utile ? Oskar Schindler n'a t il pas eu cet exces d'humanité qui fait qu'il est passé de Nazi exploiteur à Juste parmi les nations ? N'est-ce pas un exemple, inaccessible à nous tous, mais un magnifique exemple à suivre à notre modeste niveau de fourmi à coté de ce géant ? Qu'importe la taille, c'est la direction qui compte. Et elle ne sera jamais dans la haine de l'autre. 

Eric OLIVI.