Vite ! Rôles à jouer sans souffleur ni scénario

22 août 2015

communiqué de presse dissolution Fase Vitrolles

 

Après étude des points ci-dessous :
-        Au vu des différences d’analyses entre les membres de la Fase Vitrolles et des autres partis du Front de Gauche,
-        Au vu des différences d’analyses entre le mouvement national et notre volonté de travailler d’abord pour Vitrolles avant toute autre considération,
-        Au vu des prochaines échéances électorales qui seront critiques pour notre ville,
 
Le groupe de la Fase Vitrolles, représenté aujourd’hui par son président Eric Olivi, Elu de Vitrolles, de sa Vice-présidente, Karima Hammami, Elu de Vitrolles, et de son secrétaire, Florian Touraine, a décidé de s’auto dissoudre.
Notre groupe de militants ne souhaite absolument pas stopper son combat pour les Vitrollais, pour le mieux vivre et contre les extrêmes, mais souhaite prendre le temps de la réflexion pour choisir au mieux comment rendre services à notre commune. Loin des considérations détestables des partis nationaux ou des ambitions personnelles dévastatrices, notre groupe souhaite se consacrer, à 100 %, à réformer et améliorer, par ses propositions, la vie politique locale.
 
Notre groupe, qui a vocation à s’agrandir, présentera prochainement ses nouvelles actions.
 
Pour la Fase Vitrolles,
Son président,
Eric Olivi

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17 avril 2014

Le Front de Gauche

Un Vitrollais expérimenté me disait récemment : " Quand tu rentres dans un groupe, tu es adulé pour tes qualités. Quand tu en sors, tu es détesté pour tes différences ". J'ai beau me dire que c'est humain, j'ai quand même un peu de mal à avaler la pilule.

Le choix de la Fase Vitrolles fut différent du choix des autres partis du Front de Gauche Vitrollais pour les municipales. Pour des raisons que je ne détaillerai pas ici. Mais ce fut un choix assumé et unanime coté Fase-Vitrolles. Tout comme, en 2008, une partie de la gauche de la gauche fut sur la liste Obino alors qu'une autre partie fit différemment.

Mais le discours de certains, plein de mauvaise foi, de nier cette différence et de nier le statut de Front de Gauche à la Fase-Vitrolles est clairement un déni de démocratie, par pur calcul politicien ou d'égo mal placé.  Je dirai même mieux, un reste malheureux qui peut justifier le terme d' "extrême" gauche que je déteste plus que tout. Vouloir du social avant tout, dans cette période trouble n'a rien d'extrême. Par contre, au niveau local, refuser la contradiction ou la démocratie a là, par contre, un coté extrême que je déteste. Tout comme au niveau national, défendre Poutine et son annexion de la Crimée.

Alors oui, devant ces agissements, j'envisage clairement de quitter ce mouvement Front de Gauche. Mais mon, je l'espere, courage politique me pousse, et ma fidélité à mes amis de la Fase-Vitrolles aussi, à essayer encore un peu, d'améliorer les choses avant de claquer la porte. Et je me dis que les récents résultats électoraux n'en sont que le resultat.

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29 janvier 2014

Le besoin d'être utile

Je viens de finir de regarder la liste de Schindler. Quel magnifique film dont on ne se lasse pas de voir et de revoir. Ce personnage, complexe mais en même temps magnifique, nous apprend que l'on peut s'améliorer. Que l'on peut distinguer l'essentiel du bien, voir à travers le brouillard et avancer. Bref, nous redonne espoir sur nous même.

Mais n'est-ce pas aussi ce que j'ai vécu hier ? Ecouter ces jeunes venir remercier Lilian Thuram, Daniel Wancier, Garance Reus-Deelder pour être venu à leur rencontre, et remercier notre maire pour avoir soutenu ce projet. Et tous ces Vitrollais, reconnaissant envers ces 13 bénévoles qui veulent transmettre ces valeurs de tolérances, de respect de l'humain. Et, sans fausse modestie, je suis fier de participer à ce projet et de l'avoir initié. Mais je n'ai apporté que ma contribution comme chacun à apporté la sienne. Et si j'ai tenu le micro, j'aurai préféré le passer à tous, chacun à leur tour. Dans une mécanisme, est-ce la piece la plus grosse, celle que l'on voit de loin, la plus importante ? Et non pas la courroie, si difficile à dupliquer mais qui donne du liant à l'ensemble ? Qui peut dire cela ? Non, toutes les pieces sont essentielles. La plus grosse comme la plus fine comme la plus épaisse comme celle dans l'ombre. 

L'essentiel n'est il pas alors d'être aussi utile ? Oskar Schindler n'a t il pas eu cet exces d'humanité qui fait qu'il est passé de Nazi exploiteur à Juste parmi les nations ? N'est-ce pas un exemple, inaccessible à nous tous, mais un magnifique exemple à suivre à notre modeste niveau de fourmi à coté de ce géant ? Qu'importe la taille, c'est la direction qui compte. Et elle ne sera jamais dans la haine de l'autre. 

Eric OLIVI.

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07 novembre 2013

Je n’aime pas la politique

J’aimerai vous donner mon sentiment de comparaison entre la politique et le monde de l’entreprise.

Le monde politique ou ses responsables ont un objectif identique au monde de l’entreprise:  motiver, convaincre pour gagner la confiance de ses électeurs (de ses clients pour l’entreprise). Et chacun ont des arguments similaires: sérieux de l’offre, crédibilité, offre la meilleure, etc. Les deux secteurs doivent se remettre en questions et rebondir sur leur difficultés: propositions en deçà du marché pour l’entreprise ou élections perdues pour la politique.

Il n’y a pas plus de politiciens incompétents que de managers incompétents dans les entreprises. Mais ce qui change, est que la sanction tombera toujours plus vite dans l’entreprise. En effet, un mauvais manager, si il ne perd la confiance de sa société, devra gérer ses conflits internes avec ses équipes ou les reproches de ses clients. Combien de fois ai-je entendu un client dire « OK pour bosser avec votre entreprise mais pas avec ce chef de projet, je ne veux plus le voir ». Par contre en politique, sauf si vous êtes aux responsabilités (et donc élus mais cela ne représente qu’une minorité), vous ne craignez aucune sanction. Je m’explique. Comment devient-on responsable de parti ? Souvent de 2 façons: sa prestance et son implication. Savoir parler, déclamer, être tribun aide à remporter l’aval de ses collègues. Et ne s’en cachons pas, le temps personnel consacré à la politique aide aussi à « porter » les responsabilités. Sauf que, hormis ses clients internes (ses collègues de partis), vous ne dépendez de personne ! Donc, pas de sanctions possible pour incompétences. Et c’est bien là le fond du problème. Je ne le cache pas, je suis responsable d'un parti, comme d'autres, mais par mes initiatives, mon implication ou ma capacité à rassembler. Que je sois compétent ou pas n'a pas été un critere au départ. Pour moi comme pour d'autres.

Je n’aime pas la politique. Ou une certaine forme de politique. Mais elle est nécessaire. Dans le milieu de l’entreprise, vous pouvez créer votre société, la modeler à ce que vous voulez même si le marché vous imposera un standard. Mais les entreprises qui font rêver les jeunes d’aujourd’hui (Google, Apple, etc.) ont créées un standard. Elle ont réussi à imposer un modèle. Ce que ne sait pas faire la politique.

Vous n’aimez pas la politique. Où celle que trop de personnes font. Cette nécessité de s’imposer à la vue de tous pour exister est détestable mais c'est une figure imposée. La lutte d’égos des politiciens justifie souvent la phrase de Voltaire « Mon Dieu, gardez moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ».

Nous n’aimons pas la politique. Alors changeons là car en prolongement de l’action associative ou citoyenne, la politique est nécessaire. Si chaque militant associatif ou citoyen, si chaque président d’association, chaque militant associatif se lançaient en politique, cette vague de savoir-faire pourrait faire bouger les choses. J’espère que sur Vitrolles, ceux qui ont su porter l’intérêt commun associatif s’impliqueront à enrichir les partis classiques. Nous allons clairement vers une désaffection des partis après la désaffection des politiques au vu des taux de participations. Donc, appelons à une mobilisation de toutes les bonnes volontés pour s’impliquer en politique.

Pour la faire changer. Et commencer à l’aimer.

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13 octobre 2013

Le Recrutement - Le coût du travail

 

    J'ai la chance d'avoir actuellement un regain de croissance dans le cadre de mon entreprise. Et donc, un besoin de recrutement. Je travaille donc avec le Pole emploi de Vitrolles pour recruter deux nouvelles personnes. Et, à ce moment là, avec les budgets prévisionnels et un business plan, on évalue le cout du recrutement. Et là, on peut faire plusieurs constatations:

                - Le cout du travail n'est pas le problème numéro 1. Les aides au recrutement, selon les profils peuvent le diminuer sensiblement et ne rentre pas dans les problèmes à gérer. Un contrat en apprentissage, aides déduites, a un cout de revient de 400€/mois pour une production d'environ 55 heures par mois, soit environ 7€20/h. Un contrat aidé CUI est subventionné de 30% à 47%. Le cout chargé en smic est donc de 1007 à 763€ pour une production d'environ 126h/mensuel soit un cout de 6€/h à 8€/h. Cela diminue fortement le cout moyen de production.

                - La prise de risque est réellement sur la capacité à assurer à un employé une charge de travail de 100%. En effet, en ces temps de crise, le vrai risque est d'équiper le personnel des moyens (outils, voitures, etc.) et donc d'investir en couts fixes, pour une production limitée. Mais la mensualisation des heures permets de limiter fortement ce risque. Donc, là encore, il n'y a pas de contre-indication flagrante.

                - Mais ce qui est plus inquiétant, d'un point de vue moral, est le nombre de personnes désirant travailler au smic alors que leur CV est extrêmement riche en expériences. Et je reçois des CV des Bouches du Rhône mais de beaucoup plus loin aussi. Alors que, au départ, ma demande est pour des CDD de 6 mois. Et c'est là que je me dis que beaucoup de personnes en recherche d'emploi sont courageuses.  Dans leur envie de s'investir et de prouver leurs compétences pour évoluer.

                - Par contre, un gros soucis est la frilosité des banques pour accompagner les investissements d'entreprenariat. Par exemple, même si je présente des commandes fermes à ma banque, celle-ci m'a indiqué qu'elle ne pourrait m'accompagner pour financer ni le stock ni le cout des moyens humains. Sauf si mon activité est sous traité à au moins 66%, pour limiter le risque. On voit que le courage n'est pas leur qualité premiere...

    Pour conclure, je répéterai que le cout du travail n'est pas le problème numéro 1 aujourd'hui, du fait de cette palette d'aides pour certains contrats ou le niveau bas du smic. Contrairement à ce que dit le Medef. Le problème est réellement le niveau de l'activité. 

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20 septembre 2013

Réponse à l'interview de Henri-Michel Porte adjoint à la culture

En écoutant notre adjoint à la culture (http://www.maritima.info/tv/programmes/la-revue/7462/la-revue-henri-michel-porte.html), Henri-Michel Porte, je me dis qu'une interview télévisuelle est un exercice difficile et ingrat. Je dois reconnaitre le mérite à notre élu pour d'être prêté à ce jeu compliqué. Mais sur le fond, j'ai un véritable différent sur la culture avec M. Porte. La culture, selon moi, ne doit pas avoir comme objectif principal de "satisfaire le public" en premiere argument, comme l'indique notre adjoint au journaliste (passage 1mn05). La culture doit, en finalité, plaire mais pour cela, il y a beaucoup de pré requis. La culture doit d'abord intéresser. Elle doit de temps en temps, interroger. Puis ensuite, la culture doit parler à chacun sur ce qui le sensibilise: une musique doit communiquer, une pièce de théâtre doit captiver, attraper le spectateur, capter ses sens pour au final lui proposer un voyage d'un moment. Un concert doit, là aussi, donner du plaisir mais pas seulement: il doit parler à chacun, apporter un état d'âme particulier. Le rocker cherchera à vibrer au sens des notes, le classique à s'embarquer sur le thème du compositeur, et le fan d'Axelle Red, cherchera à rentrer dans l'univers de la chanteuse tout en passant un beau moment. L'exposition, art difficile à appréhender et qui, à tort, à une image de réservée aux initiés, va chercher à informer, faire réfléchir, étonner, capter l'attention, plaire pour au final vouloir, au maximum, laisser quelque chose au visiteur. Tous les artistes cherchent à laisser un peu d'eux memes à leurs publics. 

                Et si au bout de tout cela, la culture "satisfait son public", alors ce sera une heureuse conséquence, et appréciable, mais pas seulement. Si pour faire la fête, aller à un concert de Patrick Sébastien peut être appréciable, et j'attend pourquoi pas, que l'on m'y invite (j'avoue honnêtement avoir un peu de mal à aller acheter les places), et si il est probable que je sois favorablement surpris (ça ne peut pas être l'inverse), je ne considère pas cela comme de la culture. Où alors, une forme différente de culture qui souhaite donner le sourire (au combien appréciable) mais pas forcément nourrir le spectateur. Donc, même si ce type de spectacle ne me plait pas beaucoup, il reste à proposer pour ses amateurs. 

                Je pense le "Vitrollais" intelligent. Il n'a donc pas besoin de "fast food culturelle". Au contraire, il a besoin de mets raffinés qui le ravissent et qui lui donne envie de continuer à aller à ce restaurant, ou à découvrir de nouvelles choses. Le concert d'Axell Red en était un, le concert de l'emmdal, de la troupe des enfants amateurs et la prestation du Guid d'Angelin Preljocaj de vendredi, aussi. Là aussi, je ne suis pas d'accord avec Henri-Michel Porte qui indique dans cette interview qu'un objectif est de proposer des projets "qui leur correspondent" (passage 3mn03). Je ne suis pas d'accord. Il faut aux vitrollais des choses qui les enrichissent, qui les intéressent mais pas forcement, ou uniquement, qui leurs correspondent. Si nous aimons la cuisine Française, dirions nous qu'elle nous "correspond" ? Devrait-il y avoir plus de restaurant Français en France que chinois, américain, mexicain ou autres ? Non, je ne pense pas. Pourvu que la nourriture soit bonne, c'est le choix qui prime. Et la qualité. Et seulement après, le public sera satisfait.

                Je rajouterai que, pour moi, un des objectifs prioritaires de la culture est d'intéresser des publics différents à des événements différents. Je ne prendrai qu'un seul exemple. Vous le savez, je travaille pour l'exposition Anne Frank qui aura lieu du 28 janvier au 1er Mars. J'espère, par cette exposition, informer, intéresser, faire réfléchir son public. Cette expo "correspond"-elle aux Vitrollais ? Je ne réfléchis pas comme cela: L'inauguration verra une personnalité historique discuter avec un ancien footballeur responsable d'une association contre le racisme. Si j'ai travaillé à cela, c'est parce que j'étais convaincu que faire écouter un discours d'un témoin de l'histoire à des jeunes venus pour voir leur sportif préféré, était une bonne idée. Et à des "plus expérimentés", venu écouter un grand témoin de l'histoire, faire écouter un ancien footballeur serait aussi une bonne idée. Je pense que la culture doit mélanger les publics pour tisser un lien intergénérationnel fort, ouvrir des discussions le soir à table, intéresser à poursuivre une invitation à un voyage. Qui mieux que la culture peut faire ça ? 

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07 septembre 2013

Difficile position de l'UMP

Sur Vitrolles, il y a un positionnement qui est difficile a définir, c'est celui de l'UMP. Je ne partage pas du tout leur façon de faire de la politique. Prenons quelques exemples:

                - A propos de leurs affichages, ils ressortent des affiches à propos du vote des étranger pour la préparation des municipales. Quels rapport ? Ce n'est pas dans les prérogatives du maire, ils le savent surement. Est-ce pour draguer le FN ?

                - A propos de la mosquée, ils refusent de voter la possibilité pour l'association de 20 places de parking supplémentaires alors qu'ils "semblaient" d'accord sur tout le reste. Ils remettent en cause cette association et leur financement sans justification. Pourquoi ? Le jour où le FN s'est souvenu qu'il y avait un conseil municipal à Vitrolles. Coïncidences?

                - A propos de leur positionnement  politique. Ils sont serrés à droite par le FN et en conflit de l'autre coté avec les représentants du Modem. Sans compter une probable liste dissidente. Et dans leurs rangs, ils ont des anciens mégrétistes. Dur de se différencier....

                - A propos du renouvellement des têtes. Ils avaient la possibilité de confier la candidature à un jeune entrepreneur et cela n'a pas pu se faire. Dommage pour le message donné sur leur capacité de changement.

                - A propos de leur action à la mairie. Leurs questions lors des conseils municipaux ne sont pas souvent assez travaillées (lors des budgets complémentaires par exemples) et ils ne jouent assez pas le rôle, pourtant très important dans une démocratie, d'une opposition utile. Combien d'attaques gratuites sur la personne de Loïc Gachon pour combien de proposition pertinentes. Beaucoup trop selon moi...

Et même si je ne suis pas souvent d'accord avec lui, j'apprécie M. Bernard Busnel que je pense quelqu'un d'intelligent et partageant, avec moi, plusieurs valeurs essentielles. Son influence devrait, pour le bien de l'UMP et je leur souhaite, augmenter dès son retour en pleine forme. Très vite je l'espère.

Alors attendons de voir si l'UMP va réussir a résoudre cette difficile équation.

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24 août 2013

Les écolos satisfaits de leur bilan au gouvernement: Adieu veaux, vaches, cochons....

Ah quel bonheur de se réveiller de bon matin, sauter sur son smartphone à la pomme et regarder les tweets: et on arrive directement sur celui de Cécile Duflot qui déclarait hier, à 23h: "Les écologistes satisfaits de leur bilan au gouvernement". Et là, même sans tartine beurrée, un samedi matin on s'étouffe ! Déjà, que ce soit elle qui le dise, on sourit: On va pas laisser la critiques aux autres, bien sur.

Mais que celle que j'ai côtoyé dans une vie antérieure, qui appelait au changement de société, à la révolution verte et autres changements radicaux, vienne nous dire "on est content de ce que l'on a fait et on a influencé positivement le gouvernement", ben là je m'étouffe ! Alors, après 30 secondes sans respiration où j'ai, non pas, revu ma vie défiler devant mes yeux mais le programme d'Eva Joly de 2012, je n'ai pu m'empêcher de retweeter, une main sur ma ventoline et une seconde  sur mon i-truc: "Allez dire ça à ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté, chômeurs et victimes de précarités énergétiques ! 10 millions !"

Parce que, être écolo et se satisfaire de ce qui a été fait pendant cette première année, où de ces annonces de mesurettes, ce n'est plus de la com, ce n'est plus de la propagande, c'est de l' immense n'importe quoi ! Mais, ils en pensaient quoi, hier, les écolos, les vrais (les militants de la base, ceux qui collent les affiches, qui se battent pour la planète sans cabinet ministeriel ou place en 2014 à viser) présents à ces journées d'été ? Pas ceux qui s'invitent aux pots, aux banquets des ministres, qui font de la politique politicienne mais les autres: les passionnés ou les désespérés de l'état de la planète que je côtois à la FASE, au PG, au PCF où à EELV. Pas sur qu'ils soient, eux aussi, satisfaits... Ou alors c'est parce que, comme Noel Mamere, ils sont tellement déçus qu'ils ne sont même pas venus à ces journées d'été d'EELV...

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02 août 2013

Ne sommes nous pas hypocrites avec l'écologie ou la pauvreté ?

 

Je discutais récemment avec une personne qui m'expliquait que le réchauffement climatique était une catastrophe. Elle argumentait ses dires avec des exemples la touchant ( température au Groenland, souffrance des animaux ne pouvant s'adapter, etc.). Ensuite, cette même personne, que j'apprécie beaucoup au demeurant, m'expliquait que beaucoup de populations les plus pauvres du monde souffraient terriblement, voir de plus en plus, alors que les plus riches des pays riches avaient augmentés leurs fortunes de 25% en un an. Ce qui est tout à fait exact (Je ne pus m'empêcher de lui conseiller, avec un tel constat, d'adhérer à la Fase).

                 Oui mais voila, là ou ça se complique c'est que 10 minutes avant, il m'expliquait que, grand voyageur dans l'âme,  il allait de nouveau repartir dans un pays à l'autre bout du monde, ce qu'il fait tout les 6 mois. Et là, je dois reconnaitre que, si j'ai déjà essayé de lui expliquer que tous nos gestes étaient une petite conséquence à responsabiliser, je n'ai pas, pour la énième fois, essayer de lui dire que sur http://www.goodplanet.org/ il était possible de compenser ses émissions de CO2. Et donc de prendre l'avion en bonne conscience. Ensuite, il m'expliquait que très généreusement, il reversait ses points de fidélité de sa carte d'hypermarché pour des bonnes œuvres. OK.....

                 Mais franchement, dans notre société de consommation, venir tenir une conversation sur le malheur du monde, de la pauvreté puis sauter dans un avion pour faire 6000kms et ne jamais prendre 1€ de son budget loisir pour aider les autres, c'est pas du foutage de gueule à haute dose ?  

                 En attendant, y'à le papa de Robin Richard qui en est à son 5eme jour de grève de la faim pour que son fils ait des soins corrects, devant le ministère de la santé, et tout le monde s'en fout. Triste monde......

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15 juillet 2013

Le nouveau timbre

Ne faut-il pas être timbré pour appeler à boycotter un timbre ? Tel est la bonne blague du Parti Chrétien Démocrate de Christine Boutin parce que c’est un dessinateur, Olivier Ciappa, qui l'a réalisé, qui défend l’égalité des droits et qu’il s’est inspiré de Inna Shevchenko , la fondatrice des FEMEN (moi, je suis en admiration de la motivation de ces filles à défendre les valeurs essentielles). Alors, on retombe sur un paradoxe des religions. Pourquoi les plus extrêmes n’appliquent-ils jamais les préceptes qu’ils défendent ? Toute religion appelle aux respects de tous ou à « aimer » son prochain comme soit même. Eh bien, sur ce coup, pour le PCD, c’est raté ! Plutôt que d’entendre les textes sacrés, il faudrait plutôt qu’ils les écoutent.

On devrait tous souhaiter le bonheur de tous (http://www.youtube.com/watch?v=BM8YKX1h3As) plutôt que de chercher à brider celui des autres.

Après tout, c’est vrai, que veux dire "tu aimeras ton prochain comme toi même" ? Quand on est libre de se marier avec son cousin (d’ailleurs c’est légal, OK, mais moral ?), pourquoi ne pourrait-on pas accepter que d’autres se marient entre même sexe ? Bizarre…

Alors revenons à ce timbre, que je trouve magnifique (choisi par des lycéens). Il est simple, beau et représente une Marianne jeune. Ceci est un beau témoignage vers cette génération à qui on prépare de difficiles journées climatiques (http://www.youtube.com/watch?v=7a1y5l4dbz8 ) et économiques . A un moment, quand tout fout le camp, quand des écolos s’associent à un gouvernement qui fait exploser le prix du gaz, qui entretient le flou sur les gaz de schistes, qui promet une réforme fiscale que l’on attend toujours, quand on nous dit que l’extrême droite monte encore, que Copé embauche Buisson comme conseiller, et bien, on reste motivé à se battre (http://www.youtube.com/watch?v=WYLpN-l_zAI), à expliquer qu'à force de taper sur notre prochain, on en viendra a refaire et refaire les même erreurs que l'on a déja fait tant de fois. Et la derniere fois, ce fut la pire. Alors, n'oublions rien et bonne balade pour vos vacances: http://www.campdesmilles.org/.

On pourra, au moins, envoyer des courriers de protestations au PCD avec de beaux timbres…

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